L'Iran de 2009 n'est pas celui de 1979: Gare aux menteurs!!!

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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 09:01

Au moins huit morts lors des manifestations en Iran ((Le Monde))

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 27.12.09 | 11h19  •  Mis à jour le 28.12.09 | 10h45
Affrontements entre opposants et policiers à Téhéran le 27 décembre. AFPAffrontements entre opposants et policiers à Téhéran le 27 décembre.


Bon,il nous semble nécessaire de nous attacher à démonter l'argumentation artificiellement comparative et mensongère, truqueuse et manipulatoire (pléonasme!) tendant à réduire l'actuelle soulèvement dans l' Iran de 2009 à celui de l'Iran de 1979...déjà amplement "maspérisé" en son temps.


Pour l'essentiel nous basons nos réflexions  sur les analyses développée par les deux auteurs de "L'Iran du 9 Janvier1978 au 4 Novembre 1979" publiée aux éditions des "belles émotions" par Adreba Solneman...

Lesquels battent sérieusement en breche toutes les âneries qui se disputaient les honneurs des média à l'époque...

http://fra.anarchopedia.org/Offensive_d%27Iran

 

Steph.



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la radicalisation des manifestations en Iran montre que «le mouvement d'opposition au régime n'est pas près de s'essouffler».

LIRE AUSSI
» VIDEOS - Iran : nouveaux affrontements et arrestations d'opposants

 

(Le Monde: Extraits)

"Au moins huit personnes ont été tuées, dimanche 27 décembre en Iran, lors des affrontements les plus violents depuis ceux qui ont suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad au mois de juin".

"Affrontements sanglants.(*) Se référant à des informations du Conseil suprême de la sécurité nationale, la télévision officielle en langue anglaise Press TV, dans un bandeau, dresse lundi un bilan de huit morts. Le mouvement réformateur évoque aussi huit tués, quatre à Téhéran et quatre à Tabriz, dans le nord-ouest du pays.

La télévision d'Etat iranienne, citant le ministère des renseignements, évoque pour sa part plus de quinze personnes tuées lors des émeutes de dimanche à Téhéran, citant le ministère des renseignements. Selon le dernier bilan de l'opposition, 300 personne auraient aussi été arrêtées et il y aurait des dizaines de blessés."

Sur le même sujet Au moins quinze personnes ont été tuées au cours des manifestations de l'opposition, le 27 décembre à Téhéran. Vidéo "L'avenue de la Révolution s'est transformée en avenue de la mort" Manifestation de l'opposition, le 27 décembre à Téhéran. Entretien "En Iran, le rapport de force n'est pas le même qu'en 1979"Revue de presse Iran : le mouvement de contestation à un tournant ? Portfolio Les manifestations tournent à l'émeute Les faits Iran : arrestation de plusieurs proches des leaders de l'oppositionEclairage Pouvoir et opposition se radicalisent en Iran

"Selon certains témoignages, Ali Moussavi, neveu de Mir Hossein Moussavi, ancien candidat à la présidentielle face à l'actuel président, Mahmoud Ahmadinejad, figure parmi les victimes. L'ancien ministre des affaires étrangères Ibrahim Yazdi, chef du Mouvement de libération de l'Iran (MLI, opposition libérale), a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile par les services de sécurité, a indiqué, lundi 28 décembre, le site Internet d'opposition Rahesabz.

Des manifestants déterminés. En tout, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui ont envahi les rues iraniennes, profitant de l'affluence liée aux nombreuses cérémonies de l'Achoura, journée de deuil religieux commémorant le martyre de l'imam Hossein, figure centrale du chiisme. Les manifestations se sont déroulées dans la capitale Téhéran, mais aussi dans la ville sainte de Qom, à Ispahan, à Najafabad, à Arak ou à Tabriz.

Toujours selon les témoignages, des véhicules et motos de police ont été incendiés par les manifestants, qui scandaient "mort au dictateur" ; plusieurs policiers auraient également été blessés. Les médias d'opposition ont également indiqué que des policiers se seraient rangés du côté des opposants, refusant de leur tirer dessus.

Comme ce fut le cas dans les semaines qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, les médias officiels ont accusé la "presse étrangère" d'être à l'origine de ces mouvements de colère contre le président réélu. L'agence de presse Fars précise que des groupes de "vandales" ont endommagé des bâtiments publics et privés et "manqué de respect" à la fête sainte de l'Achoura.

Sur un site Web d'opposition, Mehdi Karroubi, candidat réformateur à la présidentielle du mois de juin, a estimé que "le système au pouvoir a fait verser le sang du peuple le jour de l'Achoura, et a envoyé contre le peuple un groupe d'individus sauvages".

Condamnations internationales. Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères français a condamné "les arrestations arbitraires et les violences commises contre de simples manifestants". Le Quai d'Orsay appelle également à une "solution politique face à la persistance des mouvements populaires et à l'aggravation de la répression". La Maison Blanche a également "fermement condamné la répression violente et injuste de civils cherchant à exercer leurs droits universels en Iran". "Les forces de sécurité ont une nouvelle fois eu recours à l'intimidation et à la violence contre les citoyens de l'Iran" qui "méritent de pouvoir faire entendre leur voix", souligne quant à lui le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon."

(Sources Le  Monde)

(*)Selon-nous ce serait bien plutôt d'une répression sanglante dont il s'agirait...Non? (NDC)

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GARE AUX MENTEURS!!!

A BAS TOUS LES TYRANS!


Des centaines de vidéos prises par les manifestants circulent déjà sur internet. Elles témoignent de la violence de l'événement :

Plusieurs pays occidentaux se sont élevés contre la brutalité de cette répression.Mais c'est pour mieux l'approuver!!!

Pour l'esentiel bien sélectionné, on y entendra plutôt  des slogans du genre: "Allah Ouakbar" tendant à induire que ce serait là encore une opposition basiquement religieuse et bien peu "sociale", n'ayant rien de commun avec la Guerre sociale qui se généralise...

Les slogans comme "MORT AUX TYRANS" y seront rarement rapportés, et la retransmission des affrontements décisifs toujours différée...Pore encore, ce qu'il convient de désigner par "insurrection", "Emeutes" est tout bonnement ramené à des termes tels: "manifestation sévèrement réprimée", -"Marche pacifique et religieuse utilisée par des radicaux".

En regle générale, les média ne soutiennent qu'une opposition aux Mollah...celle des Mollah!!! Comme s'il n'y en avait pas d'autre....Cherchez l'erreur!!!

Steph.


Contrairement à ce qui se trouve affirmé et déformé par les Media, la situation de l'Iran de 79 et celle de 2009 n'ont pas grand chose en commun  ( à quelques exceptions près) et les enjeux ne sont plus les mêmes non plus.


Dans les formes, ce qui sera le plus visiblement "commun" à ces deux dates dréssées  comme un seul et même étendart ce sera bien d'une part la férocité de la répression exercée par le régime et la détermination farouche et quasi unanime des gens contre lui, de l'autre; 


A la différence près que les aspirations des Iraniens et des Iraniennes sont maintenant autrement  plus modernes et donc potentiellement infiniment plus révolutionnaires encore que naguère.

Ici, nous pouvons observer que la critique de l'oligarchie religieuse, autoritaire et obscurantiste des Mollahs, contre le régime des Ayattolahs est aussi centrale que l'est la question sociale contre un monde réduisant chacun à l'état de marchandise militarisée ,qu'elle la rejoint et s'y fonde et s'y dépasse.


En 79 cette contestation apparaissait comme scindée. Les plus subversives anarchistes, anti-clericales, laïques devaient "perdre absolument" du point de vue des gestionnaires du monde qui y oeuvrèrent de manière décisive en favorisant en catimini ce qu'ils feignaient de redouter: une République Islamique, plutot que le "Communisme".


Les "Communistes" eux-mêmes (déjà bien emmerdés "chez eux" et devant faire face à un prévisible démantèlement de l'Union de leurs républiques en proie à des troubles un peu partout les Ousbecks, les KasaKs, les Tadjïcks, Turckmènes, Tchétchènes, la guerre en Afghanistan, mais aussi en Europe centrale dans les Balkans,  les Ukrainiens, les Serbes, les Hongrois etc)  se trouvaient un embarassés par la perspective de cet Iran-là difficilement "contrôlable" et supposément susceptible de constituer un moment fort dans un éventuel processus d'unification-peu probable- des conflits...Présents ou en prévision...) n'étaient pas si emballés que ça à l'idée d'entrer plus avant dans la danse.


Aussi la politique attentiste "d'observation vigilante" prévalut-elle  alors en dépit des risques encourus pour un "équilibre artificiel et bi-polaire" du monde, hérité de la seconde guerre mondiale et contre une troisième, déjà là  toujours extensiblement possible au cas où.


En 79, il fallait aux États Unis à tout prix soutenir contre la Guerre Sociale montante en Iran, contestant le régime ultra totalitaire et sanguinaire  du Shah ( devenu quasi infréquentable aux yeux mêmes de ses commanditaires) mis en place par eux avec en sous-main la CIA , -et donc parallèlement contre la contestation de cet hégémonisme américain en pleine "Guerre froide" - toute possibilité alternative susceptible de pouvoir  contrecarrer l'élargissement de l'influence tactique  soviétique dans cette zone du monde. 

Le recours au "religieux" comme articulation politique et vieille recette de réserve s'imposa donc d'autant plus et mieux que les "religieux" Iraniens occupaient dans l'opposition au régime Palhavy une place importante car incarnant la critique du matérialisme triomphant de "l'américain way of life" coca-colalisé, bien qu'elle ne fut en de nombreux points pas la seule.

 

Mais à toutes les autres formes de la contestation, la réligion semblait alors être un moindre péril.


En 2009, la situation s'inverse mais dans la continuité: Il faut d'une part encourager la chute du régime des Mollahs, de la République Islamique devenue  à son tour infréquentable en la personne de Khameney et le Sarko local Ahmandinedjad, sans toutefois laisser la place à une opposition composée comme naguère d'anarchistes, de libertaires, de communistes...ect.


Il faut donc, pour nos stratèges du XXI siècle,  "du religieux", beaucoup mais pas trop".


Il s'agit donc en substance de faire barrage à tout ce qui ne l'est pas, pas encore  ou pas assez, rejouer aux "chaises musicales" comme ce fut le cas lors des dernières élèctions Iranienes, Irakiennes, Afghannes avec le succès éclatant que l'on sait.


Drôle de poker! Sanglante roulette annoncée!!!

 

Steph.


États-Unis (Sources: Adreba Sonleman)

Le Shah d'Iran rencontrant Alfred Atherton, William Sullivan, Cyrus Vance, le président Carter, et Zbigniew Brzezinski, 1977

Face à la menace d'une révolution, le Shah d'Iran cherche de l'aide auprès des États-Unis. L'Iran occupe alors une place stratégique de premier plan dans leur politique étrangère au Moyen-Orient. C'est un îlot de stabilité, et un tampon contre la pénétration soviétique dans la région. L'ambassadeur américain en Iran, William H. Sullivan se rappelle que le conseiller national à la sécurité, Zbigniew Brzezinski « assurait au Shah que les États-Unis le soutenaient pleinement ». Cependant ce soutien n'irait jamais jusqu'à une action de la part des États-Unis. Le 4 novembre 1978, Brzezinski appelle le Shah pour lui signifier que les États-Unis le soutiendraient jusqu'au bout. Dans le même temps, certains officiels américains haut placés considèrent que le Shah doit partir, sans considération pour son remplaçant. Zbigniew Brzezinski et le Secrétaire à l'Énergie James Schlesinger (ancien Secrétaire à la DéfenseGerald Ford), continuent à répéter que les États-Unis vont supporter le Shah militairement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_iranienne




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http://nosotros.incontrolados.over-blog.com/"les amis du négatif à l'oeuvre".
http://les-batisseurs-d-abimes.over-blog.com


Auteur : steph.K/Adreba Solneman/ le Monde... - Source : les amis du négatif à l'oeuvre
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