LE LKP recopirait-il les accords de Grenelle de 1968, à deux balles près!

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Les "forcenés & irresponsables du LKP" que d'aucuns ici imaginaient naïvement en irréductibles insurrectionalistes libertaires, auraient accepté de mégoter...à 20 euros près...

Bof, se sont-ils dits: "ça mange pas de pain, tout au plus cela prive-t-il un peu de brioche"; ce qui est somme toute insignifiant...

Il est clair cependant que le bras-bandé se devait quelque repos après un mois et demi de mobilisation, de privation, de difficultés diverses, de résistance à la répression, à la pénurie de tout...

D'autant plus que la question centrale (donc nécessairement au delà des seuls "200 euros") se trouvait assez mal relayée non seulement aux Antilles mais dans le monde lui-même qui finissait par se contenter de cette revendication somme toute "minimaliste" destinée à étouffer toutes les autres...

Les pitres du réformistes ne cachent même plus la nature de leurs options en forme de pointe dans le cul des grèvistes, comme en 68 avec les accords de Grenelle: "Ramener la paix sociale en Guadeloupe"... Quel beau crédo!

A la question de ce qui "fédère le LKP,  Domota répond...partiellement et d'une manière plutôt sybilline...:

"Les organisations syndicales et les collectifs qui composent le LKP sont de gauche, voire d’extrême gauche. Comment expliquez-vous le soutien massif des Guadeloupéens au LKP ?

49 structures composent le LKP. En fait, elles ne sont pas forcément syndicales ou politiques, ni forcément de gauche ou d’extrême gauche. Il y a de tout, y compris des personnes affiliées à l’UMP ! Le LKP est la voix de toutes les voix. Ce qui nous a fédérés, c’est la pauvreté dans laquelle vivent la majorité des Guadeloupéens."

Serait-ce à dire, dans le non-dit, qu'au delà   d'un fédéralisme circonscrit à la  pauvreté et à ses apparences ils pourrait de fait y avoir au sein du LKP d'autres alliances plus troubles, plus poujadistes? (NDLR-B-A)


Heureusement, vu que la Martinique de son côté continue d'affirmer sa détermination, et chaque nuit en témoigne sans ambiguïté.

Nous ne désespérons pas de ce qu'au sortir d'une trêve momentanée la revanche Antillaise nous parle à nouveau mais affranchie de ceux qui prétendent la représenter (2 négociateurs LKP pour des milliers de gens tenus à distance!)...

Comme il se dit à Fort de France: -" Quand Y en a marre: tu niques!"...



Cette formule, nous convient assez bien et elle a le mérite des belles éloquences!

Repères : guerre-sociale

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Publié dans GUERRE-CONTROLE SOCIAL

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les bâtisseurs d'abîmes 26/02/2009 15:19

Nous sommes assez surpris de voir que presque partout, sauf pour de mauvaises raisons, il ne soit personne pour risquer d'élever la voix contre "la possible confiscation de la critique sociale au Antilles", de même que peu nombreux furent celles et ceux qui refusèrent d'obtempérer au piège Obamiste du "new US capitalism"...si ce n'était ici, sur les TAZ en particulier comme notoirement à peu près faisant en la matière œuvre de pionniers.... Et encore: nous n'étions pas si nombreux à nous y engager clairement en défiant les faux semblants du politiquement korrekt jusqu'à ce que les "officiels de l'extrême ultra-totale-gauche" ne se disent enfin qu'après tout, à leur tour, il y avait peut-être peu de risques ou de retour de "fer à béton que" de le faire... la vitrine "alter" de la CGT-G serait donc exempte de toute critique, et soudainement ici plus qu'ailleurs...au point même qu'il serait quasi universellement admis, y compris par les libertaires, que du LKP nous viendraient les voies de la révolution attendue, la fin des systèmes post coloniaux et du rackett des économies de "comptoirs"...Le silence rêgne, pis encore, "Les amis du Négatif" sembleraient même "boudés" ici au point que nul commentaire (même critique) ne vienne en écho d'une prise de position ayant pour objet de s'inscrire en faux de toutes les formes de récupération politicienne de cette grêve qui tant nous plait à toutes et tous; dans les perspectives objectives qu'elle contient comme critique du "non-monde"... Voici, vous en conviendrez ,qui a de quoi nous la couper un peu! Comme nous l'écrivions il y a quelques jours, sur le même sujet, nous sommes consternés d'avoir à constater que le syndicalisme stalinien dès lors qu'il est habillé de "tropiques" se confondrait presque avec les "paradis îliens" où il sévit, serait subitement vachement plus humain et acceptable qu'à l'île Seguin, chez Renault, Peugeot, Clermont, Marseille ou Dunkerque...Pour un peu, un parti stalinien ou même bassement manoeuvrier serait tout à coup extrèmement présentable et au dessus de toute critique pourvu qu'il aie pris soin de se vêtir d'un paréo exotique! Non mais...Là, cékikidékonne?!