Les "cavamapoule" font circuler ceci.En accord avec le préambule;nous relayons.

Publié le par ...

cavamapoule@no-log.org

 à undisclosed-re.
afficher le détail 21:46 (il y a 25 minutes)
Répondre
 
salut
tous les textes en dessous ont été pris sur cemab, alors je commence pas à
tout décortiquer pour expliquer en quoi cette position nous est proche et
dans quelle nuance etc;il ya  effectivement des désaccords mais
l'important est de diffuser ce qui se passe, parce que ce n'est pas
toujours le cas et que c'est vraiment le moment;et puis le cemab n'est
peut-être pas très fréquenté...
voilà pour le texte de la stib on a pas trop compris quelles actions? mais
bon ça nous a semblé interessant
voilà
bonne lecture
les p.
Actions STIB : "Jamais par le contrôle ils n’obtiendront la paix"
by Les mauvais jours finiront … Wednesday, Dec. 10, 2008 at 7:30 PM


Actions dans les réseaux de la STIB contre MoBiB et VIGILIS. Distribution
de textes et collage d'affiches détournées. N'hésitez pas à les imprimer,
à les transformer à votre tour et à les propager autour de vous durant vos
voyages métropolitains.

Jamais par le contrôle ils n’obtiendront la paix

Comment sommes-nous gouvernés, ici même, au milieu d’un tram ou d’un métro
? Nous sommes impuissants et gouvernables parce que nous sommes isolés,
atomisés, endormis les yeux ouverts, yeux aveugles aux mondes. C’est un
trajet que nous subissons dans la solitude de l’hiver, c’est un contrôle
au faciès que nous n’avons pu empêcher faute d’amis d’infortunes, c’est un
visage que nous n’avons pu rencontrer transis dans la peur de briser la
séparation, c’est un enfant qui s’exalte devant le terrain de jeu nouveau
que constitue un tram et qui se voit rappeler à l’ordre de peur de
déranger les « autres », c’est un musicien ambulant qui prend 300 euros
d’amende pour avoir éveillé un de nos sens.

En juin 2008, la STIB instaure Mobib, c'est-à-dire un abonnement de
transport qui est muni d'une puce RFID, ce qui veut dire que la Police
peut savoir où et quand vous êtes montés à bords des transports en commun.
Autrement dit, un traçage supplémentaire des déplacements. En juillet
2008, la STIB, toujours, lance l'opération Vigilis. Cette opération permet
désormais aux agents de sécurité du réseau de vous demander votre carte
d’identité, de fouiller votre bagage à main, de vous menotter 30 minutes
en attendant la police. Cette opération est, bien entendu, néfaste pour
tout le monde, mais plus particulièrement pour les personnes «
sans-papiers » qui, mêmes si elles ont leur ticket, peuvent subir un
contrôle d’identité et se retrouver en centres fermés.

Tous ces événements sont les signes d'une société qui a peur et qui
demande qu'on la protège ... Mais de qui et de quoi a-t-elle peur ?

Ce qui est en crise à travers l'économie c'est la politique capitaliste en
tant que telle et pas seulement une certaine figure du capitalisme. Ce qui
devient palpable dans cette étrange époque que nous traversons c'est la
fragilité, la vulnérabilité d'un système que l'on nous avait présenté
jusqu'alors comme immuable, comme le seul monde possible. « Terrorisme »
est le nom que ceux-là donnent pour disqualifier tout acte à la hauteur de
ce temps en le renvoyant hors du champ politique. Or ce que l'on nous
demande de JT en émissions spéciales, c'est de rester chez nous, de nous
tenir tranquilles, de laisser notre argent dans les banques et de serrer
les fesses. On nous dit que si nous agissons, que si nous refusons de
marcher au pas, on risque d'ébranler la machine, d'empirer la situation.
Ce que vise cette terreur là c'est bien la perpétuation d'un ordre qui ne
survit que par la négation de l'existence des logiques conflictuelles qui
sévissent en son sein, des actes quotidiens d'insubordination et de leurs
expressions multiples.

Ce que nous pouvons affirmer aujourd'hui, c'est que le capitalisme n'est
pas un destin inéluctable et que la société de contrôle généralisée et
planétaire est une fiction. Une fiction avec des effets réels, désastreux,
certes, mais une fiction qui peut être renversée. Ce monde est en crise et
ses gestionnaires ne nous proposent guère mieux que la politique du pire,
c'est-à-dire un art du « sauvetage »: à savoir les acquis sociaux pour la
gauche, l'économie pour la droite et la planète pour les écologistes.
Certes les tentacules du flicage de nos vies se répandent, certes le
nombre de caméras ne fait que croître, certes les technologies de
contrôle, d'identification, de traçage ne cessent de dessiner, jour après
jour, un monde de plus en plus inhabitable. Mais ce que ne pourront
dissimuler les oligarchies dominantes et leurs chiens de gardes
(journalistes, flics, économistes, professeurs d'université, politiciens,
technocrates et bureaucrates de tous bords), c'est le grondement de ce que
le vieux Machiavel appelait le « peuple des tumultes ». Ce qui restera à
jamais ingouvernable c'est la multitude de tous ceux pour qui ça ne peut
plus durer, tous ceux pour qui ça doit s’arrêter. Quoi que puisse produire
comme violence les gouvernements de tous bords, ils ne pourront jamais
réduire au silence l'excès des activités collectives contestatrices. Ce
que manifeste cette plèbe désorganisée, quand elle bloque des TGV, quand
elle pratique des autoréductions, quand elle se met en grève sauvage,
quand elle empêche une rafle de « sans-papiers », un contrôle de la STIB
ou quand elle s'en prend à la police, c'est l'ingouvernable sur quoi tout
gouvernement doit en définitive se découvrir fondé. Ainsi à chaque fois
cet excès sépare le peuple de la société et de son gouvernement. Quand
nous refusons de payer notre ticket, d’aller au cours, de nous rendre au
travail, toujours plus malades imaginaires, nous refusons de répondre à
l'appel du rassemblement des hommes apeurés et des gouvernements qui s'y
fondent. Dans ces actes de désobéissance, de sabotage, de lutte, nous
faisons exister la fraternité des égaux qui refusent de se définir comme
un troupeau désorienté en référence au père-pasteur.

Personne ne peut plus nier que ce monde est en train d’imploser de toutes
parts. Ses nouvelles contradictions ne sont possibles que grâce à la
création de nouvelles formes de police, se déployant de l’espace jusque
dans nos corps, en passant par nos rues et nos transports en commun. A la
prolifération des techniques de gouvernement s’oppose, pied à pied, l’art
pratique de ne pas être gouverné comme ça, par eux, à ce prix. Il reste à
chacun de trouver ses frères et d’inventer des usages non prescrits pour
que prolifère les insubordinations.

Les mauvais jours finiront …


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A propos d'une autoréduction à 15...
by Arsème Lepain Tuesday, Dec. 09, 2008 at 12:11 PM


Réponse active à notre texte "Volez..." jeté entre deux caissières

Pour encourager nos camarades de tous bords, une auto-réduction a eu lieu
hier soir au GB-Carrefour du cimetière d'Ixelles. Nous étions à peine 15,
avons pris tout le pain et une vingtaine de bouteille d'eau que nous avons
ensuite déposé à l'occupation des "sans-papiers" du Hall des sports. En
deux minutes, nous avons rempli six sacs poubelle et avons disparu dans
l'indifférence quasi-générale. Une caissière nous a vu, s'est levée, et du
haut de sa solitude, n'a pu que rester muette. C'était tellement facile
que notre bêtise était assurément de nous limiter au pain et à l'eau.

« Volez et mangez en tous, ceci est le fruit du labeur des hommes »
by Arsème Lepain ... Monday, Dec. 08, 2008 at 7:48 PM


La propriété c’est le vol organisé par une petite minorité afin
d’orchestrer la misère de l’immense majorité. Nous ne volons pas des
travailleurs, nous partageons des biens afin de nous organiser en dehors
des voies usuelles d’appropriation des marchandises.

Lorsque les « sans-papiers » sont arrivés à l’ULB, nous sommes venus
demander du pain chez GB/Carrefour. Les deux premiers jours, nous sommes
repartis avec plus de cent kilos de pain dans des sacs poubelle pour les
donner aux occupants de l’ULB. Mais le troisième jour, soit le vendredi 21
novembre, la direction du GB/Carrefour a préféré jeter ce pain. Depuis,
Carrefour a donc jeté plus d’une tonne de pain … Un tel gaspillage est
intolérable, bien que organisé quotidiennement par la « grande
distribution ». Nous avons donc pris ce qui devrait être donné et partagé
tous les jours. La direction nous accusera de « vol », arguant qu’il
s’agit ici de marchandises, elle invoquera, comme la police, la propriété
privée. C’est ce même argument qui est systématiquement retourné contre
les travailleurs lorsqu’ils bloquent des super-marchés pour lutter contre
leur exploitation.

La propriété c’est le vol organisé par une petite minorité afin
d’orchestrer la misère de l’immense majorité. Nous ne volons pas des
travailleurs, nous partageons des biens afin de nous organiser en dehors
des voies usuelles d’appropriation marchandes.

Certains seront choqués par les moyens que nous avons mis en œuvre contre
une société qu’ils osent encore habiter. En effet, comment tolérer ce
gaspillage quand on sait que la production capitaliste provoque des
désastres écologiques et humains de plus en plus irréversibles ?

D’autres seront sans doute choqués comme ils ont été rassurés quand On a
sauvé les banques, qu’ils sachent que nous sommes pour la fin d’un
système-monde. Loin de croire qu’un autre monde est possible, nous savons
pour l’avoir vécu au coin d’une table, dans un potager, lors d’une action
d’auto-réduction ou de blocage de TGV, que d’autres mondes existent. Nous
entendons les partager et surtout leur donner l’occasion de s’épanouir.

Nous l'avons fait ... les mailles de la machine sont vulnérables, à nous
de nous organiser.

Des portes-papiers anonymes,
Des misérables casqués,
Arsème Lepain.
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