Emeutes en Grèce : la stratégie Cossiga ?

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(Sources betapol)


Dans une interview donnée le 23 octobre dernier à trois journaux transalpins – Il giorno, Il resto del Carlino et La nazione, l’ancien président de la république italienne, ancien ministre de l’intérieur et actuel sénateur à vie, Francesco Cossiga, a déclaré : « Maroni (l’actuel ministre de l’intérieur) devrait faire ce que je fis quand j’étais ministre de l’intérieur. Journaliste : C’est-à-dire ? Cossiga : D’abord, laisser tomber les étudiants des lycées. Il suffit de penser à ce qui se passerait si un gamin était tué ou gravement blessé… Journaliste : Et les universitaires ? Cossiga : Les laisser faire. Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs qui sont prêts à tout, et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants détruire les magasins, mettre le feu aux voitures et les villes à feu et à sang. Journaliste : Et après ça ? Cossiga : Après, forts du consensus populaire, le son des sirènes des ambulances devrait surmonter celui des voitures de police et des carabiniers. Journaliste : Dans quel sens ? Cossiga : Dans le sens que les forces de l’ordre ne devraient pas avoir pitié et les envoyer tous à l’hôpital. Non pas les arrêter parce qu’après les magistrats les remettraient en liberté, mais les taper, et taper aussi les professeurs qui les encouragent ». Ces propos ont déclenché à juste titre une vague d’indignation en Italie. Mais, une fois apaisée l’émotion qu’ils suscitent, il convient d’y déceler la formalisation d’une stratégie de gestion des conflits sociaux : laisser la violence du peuple contestataire s’exacerber pour provoquer, chez le peuple passif, une exaspération qui conduira ce dernier à juger légitime un déchaînement de violence policière pour mater la contestation. C’est une stratégie à long terme : il s’agit bien moins de remédier à une difficulté ponctuelle que de dissuader toute opposition non parlementaire à de futures lois liberticides et inégalitaires. Le gouvernement grec adopte-t-il, aujourd’hui, la « stratégie Cossiga » ? L’hypothèse ne peut être écartée. Les journalistes présents en Grèce depuis samedi dernier constatent que la police est en retrait là où sont endommagés ou pillés des biens appartenant à des particuliers. Les forces de l’ordre interviennent principalement quand sont menacées des infrastructures de l’Etat... Souhaitons au peuple grec que les prochains jours viennent contredire une telle hypothèse.

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Emeutes en Grèce : la stratégie Cossiga ?
- nosotros.incontrolados/les bâtisseurs d’abîmes /les amis du négatif.

Tiens, tiens ? ça nous fait penser à cet excellent détournement des propos de Berlinguer (adressés supposément) aux dirigeants de la gauche Italienne publié en français et présenté comme une traduction sous le titre : "Lettre aux hérétiques" (Ed. du rhododendron)...au début des années 80...
Non pas que ce détournement ait pu être
"un faux ord
inaire" comme il s’en lit tant, mais un faux qui soutenait des idées bien réelles en matière de manipulation stratégique...

Nous en recommandons chaleureusement la lecture!

Comme le dit l’auteur de ce billet...souhaitons aux joyeux barricadiers/ères de pouvoir nous démontrer que nous pourrions nous tromper...

Les syndicats sont déjà entrés dans la danse de la discréditation et de l’infamie...

Un jeune de 16 ans assassiné par la police en plein centre d’athènes -- "les amis du négatif à l'oeuvre".
http://nosotros.incontrolados.over-blog.com
http://les-batisseurs-d-abimes.over-blog.com
T@Z : Territoires Autonomes Zymotechniques

http://sousmarinvert.ning.com/profile­/LESAMISDUNEGATIFALOEUVRE

ttp://realclaaaaashnetwork.ning.com/

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