Y a-t-il en nous comme en eux un sorte de Nada théorique et pratique de la pensée politique ? (zaz)

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{{Avertissement :}}

{{Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière d’écrire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans l’analyse politique.}}

 

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{{1. L'hypothèse d'une panne dans la pensée ?}}

 

Nous élucubrions, ici même, voici quelque temps, sur les bases présupposées de la pensée, sur l'image globale que l'on pouvait en avoir. Le premier grand paradigme venu à nos esprits pour meubler la démonstration avait, a, paru devoir être le big-maousse paradigme platonicien dont on sait que, pour lui, penser c'est comme faire une super géométrie, une belle construction théorique, unitaire, cohérente, bref rationnelle, c'est à dire dans le principe pas faillible, indéfrisable, descendant sans contradiction et sans failles jusque dans les plus petits détails. On peut bien dire qu'aujourd'hui toute personne invoquant le "scientifique", la science en général, invoque peu ou prou ce machin-là. Vous noterez massivement que nous avons fonctionné sous influence du marxisme-léninisme (matérialisme scientifique) un sacré bout de temps, presque cent ans ; carré, indépassable, il se disait science comme d'ailleurs on le voyait tout de suite sans se tromper à l'adjectif ostensiblement apposé d'entrée. Nous avons ensuite basculé complet, tête en avant, dans le néo-libéralisme, qui s'est présenté bien entendu comme la nouvelle et véritable science, l'authentique, économiquement, mathématiquement, avec des tas de postulats supérieurement avérés. il a fallu attendre le mois dernier pour que chacun-chacune brutalement n'y croit soudain plus aussi fort qu'auparavant.

 

L'autre paradigme important à répertorier, à la fois concurrent mais capable aussi de "concommiter" avec le précédent, fut celui de la thèse, antithèse, foutaise comme disaient les mauvais plaisants, que nous devons à Hegel. Il nous dit ce paradigme qu'avec un peu de temps, une thèse étant posée, les gens finissent par lui trouver des idées contraires et même avec encore plus de temps des idées contraires à ces idées contraires premières (négation de la négation, Aufhebung, dépassement). Grâce à cela le progrès se fait, les choses avancent.

 

Bon, ben, je ne sais si on a véritablement progressé à bottes de sept lieues ou pas les trente dernières années, excepté la joie exclusive pour certains d'avoir liquidé le communisme, mais bon ! après avoir perdu le CCCP-SSSR qui lui servait de base, perdre peut-être à son tour comme on disait le libéralisme antithétique  from the Voice of America,  et avec lui la déréglementation, la libre compétition, la survie des plus aptes, et du fric, l'hypercompétence du privé et les fonds de pension, on sent que dans les têtes ça risque de faire un vache de vide et même un vide vache.

 

Des come-backs sur des positions antérieurement connues sont possibles, voir Olivier Besancenot et son anti-capitalisme musclé, mais autour de nous  la plupart quand même ont l'air d'être dans une trouble incertitude, ou franchement le bec dans l'eau. C'est à notre humble avis le cas du PS s'il faut absolument parler de lui ici. Tu ne peux pas en effet, en quelques heures quelques jours, te refaire un système cousu main qui répondent à toutes les questions et à tous les besoins, avec un véritable nouveau design, conforme à la nouvelle beauté des temps, aux vitrines chics  et aux photos travaillées des plus beaux magazines.

 

Quelque chose n'irait-il plus dans la fabrique de la pensée ? C'est à ce stade la vraie-fausse question que l'on serait devoir tenter de se poser, mais il faut la doubler de cette autre qui est en même temps un franc constat ; le débat a quasiment disparu de la presse démocratique, pourquoi ?

 

{{2. La fin du débat démocratique : Pourquoi ?}}

 

Des preuves que le débat se tasse, qu'il trépasse depuis un bail, tu en as mille. Le débat aujourd'hui ne dépasse pas le niveau du pour ou contre : êtes-vous pour ou contre l'ouverture des commerces le dimanche ?  pour ou contre un service minimum dans les transports ? Pour la garde des enfants à l'école les jours de grève ? pour le plafonnement des stocks-options et indemnités de départ des grands patrons ? Etes-vous pour les Chineses ? le dalai lama ? pour le free Tibet ? pour la guerre en Afghanistan ? Etes-vous pour l'euthanasie des pitt bulls sans muselière ? 

 

Bien sûr tu peux perfectionner dans l'absurde ! On a eu sous un précédent gouvernement le très superbe : Etes-vous pour la méthode globale ou syllabique ? On peut perfectionner aussi dans le grave : Etes-vous pour la mise au chaud obligatoire des SDF sous la contrainte ? A moins vingt, en janvier s'il plait au temps de descendre à -20, on arrivera jamais à savoir dans les deux heures s'il faut les mettre à l'abri illico dans le métro. (Rappelez-vous la canicule ! des milliers de morts. En 3 semaines, on n'avait pas eu la marge de clairement réaliser). Heureusement y a aussi les questions techniques : Etes-vous pour la loi SRU ? Ou êtes-vous pour Pécresse et la loi LRU. Etes-vous pour le G20 et la régulation des marchés financiers internationaux selon Sarko ?

 

Le débat, au sens entier, n'existe plus, il est éclaté au mieux dans des morceaux épars. Trois raisons au moins à cette situation. La première, la plus légère, est médiatique et pratique. On est d'abord dans l'instant, dans la nécessité que ça bouge joliment pour vendre le produit, on est aussi très vite  dans la suspicion du lecteur dès que ça prend l'air de durer un peu : on se rappelle trop les actions téléphonées du Monde voici quelques années sur les retraites, les noms (demi honteux depuis et même très honteux qu'on ne citera pas) des journalistes qui s'étaient spécialisés dans le créneau (Le Monde a réglé provisoirement les lourds passifs de cette nature en virant en bloc sévèrement Colombani). 

 

Donc pas question que vous trouviez dans vos journaux un débat sur l'enseignement supérieur, la recherche, la justice, etc. ! Outre la raison précédente évoquée, la raison fondamentale est que le conflit de la "Sociale" a été par des voies diverses purement et simplement liquidé (liquidée l'opposition pauvres-riches, manars-bourgeois, lutte des classes, etc.) Personne dans la presse, la politique, l'intelligentsia, ne veut surtout remettre ça (A quoi aurait servi sinon que tant de magnats de presse, de bougnats plumitifs, de gougnafiers de l'Edition et de Sciences-po,  des arts, des lettres  et des médias se soient tellement décarcassés pour faire accroire que les vieux clivages étaient inexistants ou dépassés ?).

 

Donc : Raison "technique" (1), mise sous le boisseau de la question sociale fondamentale (2) , il y a encore une autre raison essentielle :  le questionnement démocratique doit demeurer sous  laudanum comme il s'y trouve depuis 1789 (3).

 

Sur ce dernier aspect, il ne serait sans doute pas inutile de revoir le texte limpide ci-après utilement paru dans Betapolitique :

 

 L'illusion démocratique au service du capitalisme - Le Monolecte

-[->http://blog.monolecte.fr/post/2008/11/16/L-illusion-democratique-au-service-du-capitalisme ]

 

(NB : Évidemment, abondamment dans les journaux, vous trouverez toutes les discussions "discutives" que vous voudrez : Sur les articles machins de la constitution, le 16, le 32, le 52, etc... mais jamais rien de viscéral sur les biais pourris de l'ensemble du système et sa profonde fumisterie, jamais rien aussi, en tant que débat, sur la rémunération des heureux bonnards qui supposément nous représentent.)

 

A présent toutefois qu'on a pressenti de probables responsables, au fond connus depuis un siècle ou deux, il faudrait pour rester dans l'esprit du sujet ne pas se débiner en douce par la bande : Y aurait-il des vices, des tares, des incapacités présentes dans la pensée politique ? entendons, pas seulement dans celle des autres, mais dans la nôtre même, nous quidam du Peuple, qui sommes aussi acteurs participants tant bien que mal de la sphère du politique,

 

{{3. Outre les salauds et les  institutions chargées du sale boulot, nous-mêmes en vérité ne  nous appliquons nous pas à rouler le plus possible contre nous ?  :  Peuple accusé, levez-vous  }} 

 

En fait, il y a trois grands partis en France, L'UMP et le PS qui sont des partis de gouvernement, le 3e parti est celui du Peuple, il est le parti de l'emmerdement maximum. Si les deux principaux partis  cafouillent en ce moment du fait du gros hoquet des deux moteurs antinomiques que sont le vieux dirigisme redistributeur et le libéralisme ex-dynamique, il en est bien sûr de même du troisième parti. Politiquement nous cafouillons pour des raisons identiques, il n'est en particulier pas permis de croire que la stérilité et l'idiotie sont l'apanage exclusifs des seuls dirigeants politiques, nous nous défendons nous-mêmes très bien, nous les péquins. 

 

 Le premier principe commun est celui du vain. Le parti du Peuple crie "Tous ensemble, tous ensemble, ouais" une ou deux fois par mois dans des manifs qui ne servent à rien. Le PS crie "A gauche, à gauche toute", ce qui ne mange pas de pain, l'inénarrable UMP-Sarkozysme crie "nous continuerons les réformes !" Les "Réformes" ne sont même plus à droite, elles sont inutiles et les mènent dans le mur (Pipeau la réforme de la constitution, pipeau la loi du logement opposable, pipeau la réforme de l'audiovisuel, pipeau la loi LRU, pipeau la réforme de l'audiovisuel, pipeau l'hadopi, pipeau, pipeau. Tout n'est que pipeau.

 

Le deuxième principe commun est celui des idées nobles, jaillissantes, multiples, hétérogènes, autonomes, non hiérarchisables. Nous le populo ne sommes pas en manque. Nous avons à sauver la planète (écologisme), à lutter contre les OGM, à lutter pour les droits de l'homme, à lutter contre l'injustice, pour le développement durable, pour les minorités, pour la gay pride, pour les tissus synthétiques à la place de la vraie fourrure, pour la suppression des chaufferettes de rue à la terrasse des bistros, pour la suppression de l'affichage publicitaire au-dessus d'un certain format, nous avons à lutter contre le lobby de l'eau, contre celui du sel, nous avons à stopper le gavage des oies et des canards pour en faire du foie gras, nous avons à lutter contre la saleté des sanissettes parisiennes, contre la maigreur anorexique des jeunes top-models, nous sommes pour l'ours, pour le loup, pour les bébés phoques, et pour les vieux handicapés, nous avons tous énormément à faire. Certains font des sit in, mettent des préservatifs géants sur l'obélisque, envoient des bouteilles à la mer, sautent de la tour Eiffel en parachute, jonglent, attaquent le TGV au crochet de caténaire.

 

Le troisième principe est l'indignation, le témoignage moral, le cri du coeur qui va avec. A l'indignation, on a beaucoup bouffé du Chinois en juillet, cette année. Tout cela est beau, non unitaire : on a mis des tentes décathlon partout l'hiver dernier. Il est clair que les SDF sont encore plus nombreux cette année. L'énorme succès des restau du coeur ne doit pas cacher les non moins énormes insuccès que nous connaissons.

 

Le quatrième principe est celui de l'expertise invoqué, celui de la personnalité qui compte, celui du bling bling, celui des feux de la rampe, de la photo en une : Intellos célèbres, vedettes du ciné, vedette de la télé, vedettes du néant. Aboutissement des très atroces Etats généraux de l'environnement (avec le très connu nageur des baleines pas complexé, Etats généraux de la presse et des médias, planqués on ne sait où.)

 

Nous faisons pour notre part, à ce stade, un constat attristé très négatif de tant de généreuses actions, je ne sais pas ce que vous en pensez, et je ne sais l'éventuel apport plus réjouissant que vous pourriez faire au dossier.

 

A notre souvenir, Attac semblait bien partie pour fédérer cette diversité, l'intégrer dans une doctrine alternative, altermondialiste, puissante. Et puis pfuitt ce n'a pas viré en fumée mais ça c'est presque fait, ça y ressemble.

 

L'échec du parti du peuple me fait penser à l'échec universitaire de la France il y a quelques années. Battants, nous devions alors engager la grande bataille de l'enseignement supérieur français auprès de l'étranger. Nous devions accueillir 300 000 étudiants étrangers solvables dans nos Grandes écoles et nos belles universités, après c'était même 500 000 qu'il fallait faire venir, autant qu'aux Etats-Unis. Le bilan est discret dix ans après. Vous savez ce qui c'est exactement passé ? Rapidement les étudiants étrangers, eh bien tout simplement on n'a pas pu les loger.

 

{{4. Conclusion}}

 

La question est donc posée, croyons-nous, chers amis : Que se passe-t-il en France exactement qui semble nous placer à tous les niveaux, même au nôtre le populo, devant une sorte de Nada théorique ou pratique de la pensée politique collective ?

 

Le parti au pouvoir, privé du libéralisme qu'il n'arrivait d'ailleurs pas à mettre en oeuvre, se montre en ce moment au bord de l'inanité. Les réformes ? Elles ne sont décidément que du bruit, du vent, du flattus vocis, du rien heureusement, on est au bord de l'écroulement.

 

Le PS, qui a si fortement passé pour un cuistre de son propre mouvement ces derniers temps, est dans une situation contradictoire. Malgré sa guerre des chefs totalement bouffonne et scandaleuse, si un quelconque événement appelait aux urnes demain il connaîtrait un triomphe par détestation de l'actuel existant indépendamment d'un mérite qui lui a fait défaut.

 

Certes le PS est capable, malgré ce qu'on disait plus haut, de nous bâtir sur un coin de table un programme social rapide en urgence capable de répondre au moins en apparence aux défis.

 

Certes l'UMP aussi serait capable de faire autant, on veut dire dans le droitier et le vindicatif. Mais après deux ans,  le vindicatif est nettement avarié pensons-nous et ne fait plus recette.

 

Le piétinement des politiques comme on l'a vu nous interroge. Notre propre piétinement aussi. Comment notre pays pourrait-il encore croire à ses  propres discours d'action et à ses procédures d'action ? donner un logement par exemple, il nous semblerait a priori que c'est le B à BA du métier, que c'est somme toute du très facile. On dit bien du très facile.

 

D'où on revient à notre question initiale : que se passe-t-il en France d'incohérent depuis pas mal de temps ? 

 

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{{Alain Serge Clary et les Inoxydables philosophes de l'Ocséna vous saluent bien ! }}

 

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{{{Les Pensées zaz de l'Ocséna}}}

{{Ocsena, Organisation contre le système-ENA... et pour la démocratie avancée}}
-[-> http://ocsena.ouvaton.org]

par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif publié dans : LA NIQUE DES BELLES INSOLENCES communauté : DES ZAZ DANS LE QUARTIER

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Les amis du négatif à l'oeuvre 09/12/2008 17:54

{{La grande plaie de la célébrité}}
 
{{Tout le monde s'interroge, sans bien trouver, sur ce qui va fondamentalement mal dans nos sociétés.}}
 
{{Nous si ! on sait. Nos sociétés sont fondées sur le droit absolu de l'individu à exister et s'affirmer. C'est primordial ! De cette évidence première on passe ensuite rapidement à l'expression du "moi" qui est la même chose en plus concret. L'expression du moi ne connaît que les limites qu'il se pose ou qui lui sont posées : autrement dit dans nos sociétés modernes où le moi est déjà normalement assez libre il est donc assez cinglé.}}
 
{{D'où découle encore sans surprise, que les moi qui ressortent du tas dans ces conditions sont les plus gros, les plus hyper, les plus mégalos, on dit plus délicatement bien sûr, on dit que ce sont les plus fortes personnalités, les plus dynamiques, etc. En général on les appelle de manière abrégées, célébrités : ça peut concerner tout ce que vous voudrez dans les arts, les lettres, de la politique, de la télé, de la presse, du ciné, de la chanson, etc.}}
 
{{Il y a immédiatement là-dessus un problème double à ce sujet : les célébrités ne sont pas assez nombreuses pour satisfaire tous les moi qui aspirent à en être, et en même temps les célébrités sont trop nombreuses par rapport à la capacité d'absorption  de la société même avancée. Est-ce que vous voyez le problème !?}}
 
{{Nous passerons dans l'immédiat sur l'histoire de la surrection du moi, en principe mieux connue. Faisons en revanche un peu d'histoire sur la célébrité.}}
 
{{Dans le temps jadis, vraiment jadis, la célébrité était fortement rare : tu pouvais être Bon roi, Prince charmant, Chat botté ou Barbe bleue, pas tellement mieux.}}
 
{{Sous l'ancien régime, plus tard, la célébrité existait plus étoffée, elle portait  dentelle, culottes de soie,  bas blancs. Globalement elle s'appelait aussi aristocratie,  noblesse, son contraire c'était les paysans, c'est à dire tout le monde quoi ! les manants,  les vilains même pour être clair. Quand les vilains  emmerdaient, on les pendait ou on volait au moins leurs poules.}}
 
{{Cette situation posant problème par rapport aux droits de l'homme on a fait la révolution : il y avait 15 000 célébrités répertoriées à Versailles, on a monté le chiffre à 45 000 sous l'actuelle 5e république. Ce chiffre à la fois ne suffit matériellement pas, et en même temps on peut plus le supporter moralement.}}
 
{{Tiens cette semaine je vois à la télé deux avocats à la mode qui font à la cantonnade bruyamment, le procès qu'ils vont défendre par ailleurs. T'as tout, le mauvais goût, la large cravate, les larges gestes, la large chevelure longue type années 70. Pitié ! arrêtez les avocats !}}
 
{{T'as les députés. Peillon et son sourire fendu jusqu'aux oreilles et Vals avec  son indignation qui monte jusqu'aux yeux ! Pas forcément des mauvais mecs ! mais tous les jours depuis Reims. Tu te rends compte ! Trop c'est trop ! Arrêtez les députés ! Qu'ils ne parlent à la télé que 3 fois par an, je ne sais pas. Ou mieux pas du tout.}}
 
{{Bon, on arrête là on peut pas tout énumérer. En France pour commencer, il faudrait un moratoire radical sur toutes les célébrités. }}

Les amis du négatif à l'oeuvre 06/12/2008 11:02










nosotros incontrolados
 à ocsena






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Bonjour Al',L'inanité dentaire...ça c'est une trouvaille! (un peu dans la lignée de la possible "inanité du secteur hospitalier" -à développer-  associée à celle de la relance de l'emploi basé tout entier sur le secteur onaniste de l'aide à l'inanité des personnes, en définitive. Ex: le coup des "serpillères à tubards", dans le public comme dans le privé, devrait tout d'abord faire l'objet d'un audit d'urgence précédent une révision de son coût à la hausse, puis d'un plan Marshall de financement de la fabrication et de la distribution du produit). Pour ce qui est de "l'inanité  dentaire" qui ici nous inspire l'air des chicots et trouvant d'une totale imbécilité de subventionner n'importe quel plan qui irait soutenir la ré-implantation de plus de deux dents de sagesse -bien inutiles car superfétatoires-  par citoyen nous arrêtons le plan comptable au modèle d'une denture  à un prix plancher de Salut National portant sur trente dents seulement, soit à 450 000 euros dans la gueule, o-ba-mo...ce qui déjà nous rapproche, côté prix,  de la porshe rie de luxe dédiée à la mastication des mauvaises nouvelles pré-digérées. Avantage: on arrête le pinard trop cher et on ne picole plus que des bio-carburant!)...

Les amis du négatif à l'oeuvre 06/12/2008 11:01

{{Inanités françaises}}
 
{{On les connaît croit-on mais pas toujours autant qu'on croit.}}
 
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{{Inanité de la police  (bis)}}
 
{{Son inanité provient de quelque chose de tout à fait indépendant de sa volonté.}}
 
{{Les voleurs en effet sont toujours partis quand elle arrive, c'est une spécificité hexagonale qui l'a jusqu'à présent conduite à ne plus intervenir dans la précipitation. Sa maxime technique est : "cours toujours connard on te rattrapera". Le cas Mesrine dont on a fait un film illustre bien cette sagesse.}}
 
{{Restons porte de Cligancourt puisqu'on y est. Si évidemment les équipes qui s'amusent à foutre des tas de pv pour excès de vitesse bd Ney, se déplacaient de 150 mètres pour siffler plus utilement les connards automobilistes qui écrasent les piétons au carrefour plus haut : il y aurait moins de pv mais plus de sécurité. C'est pas le boulot de la police, son boulot c'est les pv.}}
 
{{On comprend aussi qu'ils ont rien à aller faire avenue Montaigne pour aider la haute joaillerie, la police n'est pas police de proximité et elle n'a pas à faire de la prévention contre la haute délinquance. C'est ridicule !}}
 

*************************
 
{{Inanité de la médecine}}
 
{{Un récent calcul des risques médicaux de la population montre indiscutablement que la prévention est un truc impeccable. Il ne faut toutefois pas céder à des évidences contreperformantes. Réduire de trop la maladie en France aurait pour conséquence de détruire en même temps le merveilleux instrument médical que notre pays possède et qui se fait des couilles en or. Il faut penser à tout, le dispositif doit pouvoir s'autonourrir.}}
 
************************
 
{{Inanité du secteur dentaire}}
 
{{La crise doit conduire d'évidence de plus en plus de gens à ne plus se soigner les dents. La France se prive notamment de l'implantologie dentaire inaccessible, croit-on, à la plupart.}}
 
{{Sachant qu'un implant dentaire coûte (dent comprise) entre 15OO et 2300 euros et que nous n'avons que 32 dents, le calcul démontre vite fait, si vous êtes au SMIC, que votre denture ne représente que 3 ans de travail. C'est pas plus que la voiture. En conséquence le plan de relance pour aider l'automobile voiture doit pouvoir aussi, c'est à l'étude,  relancer utilement  le secteur du dentaire.}}
 
{{A suivre}}

Les amis du négatif à l'oeuvre 05/12/2008 20:55


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4 Messages de forum




Y a-t-il en nous comme en eux une sorte de Nada théorique et pratique de la pensée politique ? (zaz)
5 décembre 13:19, par Ocsena

A propos du débat démocratique aujourd’hui : l’exemple des Etats généraux de la presse
Celui qui, un jour, a défini la démocratie, la nôtre, à l’époque moderne, comme le gouvernement "du peuple, par le peuple et pour le peuple" était assurément un comique violent. Le populo cherche désespérément, passivement dans les journaux, à la télé, où se passent les Etats généraux de la presse. Apparemment ca se discute entre spécialistes, entre journalistes, on ne sait où, et à huis clos. D’ailleurs ils se foutent un peu sur la gueule c’est le côté sympa. Voir à cet égard le communiqué CFDT-ACRIMED re-publié sur Bétapolitique.
-Subject : Les journalistes CFDT quittent les Etats généraux de la presse -http://www.betapolitique.fr/Les-jou...
Le peuple n’est bien sûr pas convié, qu’y ferait-il ? La démocratie technique a donc inventé cette chose merveilleuse : la démocratie oui, mais sans les citoyens.
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Y a-t-il en nous comme en eux une sorte de Nada théorique et pratique de la pensée politique ? (zaz)
5 décembre 13:21, par Ocsena

L’interrogation sur la diversité associative et politique
La floraison que l’on voit partout aujourd’hui d’initiatives éthiques ou politiques très diverses, sans aucun doute le plus souvent respectables, est-elle collectivement souhaitable comme voie ? est-elle surtout "payante" sur le plan des résultats ? On peut citer des réussites, certes. Pour le gros, c’est difficile à dire !
Sans doute s’analyse-t-elle aussi comme une manière de faire de la politique autrement, par déception sans doute de la voie habituelle.
En fait, la question la plus délicate est peut-être même de se demander si dans un certain nombre de cas l’existence d’une belle interpellation morale, importune assurément pour les autorités, n’est pas aussi en même temps une commodité de confort, sinon une forme de caution, pour ces mêmes autorités pour peu qu’elles fournissent par un biais ou un autre une contribution qui les "rachètent".
Extension : Prends le cas des SDF. Ce n’est évidemment pas l’expression a priori d’un vrai bonheur c’est un échec social, le SDF "actif"occupe souvent très ostensiblement le centre-ville, un coin de gare très passager, l’entrée de Célio aux heures d’ouverture. Personne ne lui dira quelque chose en bien comme en mal : le SDF, malgré le malheur matériel qu’il représente, le SDF est la preuve concrète, vivante, du respect formel, immatériel, des droits de l’homme dans notre démocratie.
La loi sur le logement opposable est dans cet ordre d’idée, elle gomme compliquement, élégamment, symboliquement une nue impossibilité matérielle qui sans cela serait minable.
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Y a-t-il en nous comme en eux une sorte de Nada théorique et pratique de la pensée politique ? (zaz)
5 décembre 13:23, par Ocsena

Séguin : Remaniement ministériel
L’inanité du premier cercle UMP, celui du gouvernement, s’étend désormais fortement au second cercle de l’impuissance : voir ci-après le sketch de Philippe Séguin en trois tableaux.
Tout le landerneau parisien spécule en ce moment pour savoir qui est le plus mauvais et doit partir bientôt : divers noms circulent, MAM, Boutin, Dati. D’autres noms circulent dans l’autre sens c’est le cas nous semble-t-il de Philippe Séguin.
Philippe Séguin est apparu il y a quelques semaines dans son prestigieux habit de lumière de président de la cour des comptes, tout d’ocelot avec hermine sur les épaules et chapeau en peau de quelque chose.
Philipe Séguin vient de réapparaitre une deuxième fois cette semaine. Séguin fait mentir le vieil adage sur les grands hommes : utiles dans la première partie de leur vie, nuisibles dans la seconde. Philippe Séguin n’a jamais été utile. Donc là, découvrant par l’INSEE que les gens de 65 à 75 ans se déclaraient heureux et baisaient mieux, Philippe Séguin est parti en guerre contre eux au motif que générationnellement ils volaient à coup sûr les mecs et les nanas de 30 ans.
Ce créneau n’avait pas encore été occupé, nous attendons le troisième tableau : Philippe Séguin ferait somme toute, surtout après Dati, et puis déjà il a l’habit, un excellent garde des sots.
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Y a-t-il en nous comme en eux une sorte de Nada théorique et pratique de la pensée politique ? (zaz)
5 décembre 13:26, par Ocsena

Malaise dans la pensée : A propos de la référence scientifique
Il est possible contre toute attente normale que cette référence fasse encore d’inattendus dégâts
Je vois précieusement dans Béta ces jours-ci l’ardente discussion sur Zemmour et les races qui fait un vrai tabac. Plus de 75 commentaires. Sans compter le texte
Avant-hier je sors de chez moi le soir, je tombe aussi sec sur K. mon ennemi personnel
Salut con de ta race ! qu"il me dit, manière de bien entrer mal en matière.
Sa première rotule m’ayant couté très chère, je sais que ce salaud a chiffré le prix de la deuxième. Je reste donc calme et observe : les races n’existent scientifiquement pas.
Il m’observe interloqué, puis je le vois se plier d’un rire énorme.
C’est possible, con de ta mère ! et il me tape une grande claque dans le dos ce qui m’horripile énormément car je ne veux en aucun cas sympathiser avec un raciste.
Là-dessus, Flore sort du stade avec plusieurs de ses copines. C’est l’équipe de basket, ces filles sont des géantes. Je leur soumet le problème, je fais beaucoup confiance à Flore. Que me dit-elle ?
- Effectivement l’idée de race semble indispensable au racisme et au raciste, qu’elle soit scientifique, culturelle ou consciemment mythique. En revanche l’anti-raciste n’a nul besoin formel qu’elles n’existent pas, scientifiquement ou pas. Il est soumis sans se forcer à l’absolu principe d’égalité et de dignité entre les hommes, dans tous les cas de figure. Tiens nous avons reçu dernièrement un car entier de pygmées pour un tournage. Ils m’arrivaient au nombril, ils n’en sont pas moins mes égaux.
Au basket, ils doivent pas être terribles !
- Oui mais aux billes à côté de ça ils sont imbattables ! Bref, me dit Flore, si les basketteuses étaient une race, elles n’auraient aucuns privilèges de droit. Il n’y a qu’au Japon qu’on reconnaît des être supérieurs, les sumotori, "Trésors nationaux vivants" . Pour eux la police arrête la circulation, encore faut-il qu’ils soient en tenue, avec le cable autour du ventre et les perles au tutu. Nous, basketteuses, n’avons strictement le droit qu’à de grandes pointures en matière de chaussures, ou de lits dans les hôtels. Est-ce que ma réponse te va, chéri ?
Sa réponse m’allait très bien. K et moi d’ailleurs on s’est aussitôt quittés sans se saluer et sans non plus s’insulter.
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