Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)

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Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)

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{{Avertissement :}}

{{Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière d’écrire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans l’analyse politique.}}

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La question est évidemment banale et on se l'est tous posée un jour spontanément, ne le niez pas !. Toutefois, pour la bonne méthode, faut commencer par le début, et donc d'abord  par la question pertinente venant en premier : qui, en politique, est exactement susceptible de cunnilinguer son prochain ?

{{1. A la recherche des supposés cunnilingueurs :  On pense bien sûr d'abord aux politiques}}

Si quelqu'un est susceptible de nous lécher le cul en ce bas monde c'est bien évidemment a priori les politiques. Les Grecs athéniens, qui n'aimaient pas du tout les euphémismes, même pas en version analogique, appelaient ça exactement les "démagogues". Eh bien cherchez aujourd'hui dans le monde français moderne, vous trouverez beaucoup de beaux parleurs certes, mais pas du tout de cunnilingueurs-démagogues du côté des politiques.

Avant on dit pas, mais récemment non ! Personne de nos jours ne songe à vous pousser le sphincter à l'extrême de l'acmé, aussitôt après du moins qu'il est officiellement élu. Il y a même en fait dirait-on une sorte de mode anticunnilingueuse qui a démarré for the first avec le très regretté Raymond Barre. Barre avec toute sa rondeur, et aussi bien des supporteurs par la suite, vous l'a on ne peut plus clairement dit : Français, vous êtes des enfants gâtés ! vous vivez au-dessus de vos moyens, à crédit, vous tirez des traites sur l'avenir,  sur le dos de vos enfants, vous gabegiez la planète qui est notre maison commune, vous salopez même l'eau, l'air, les océans, vous portez atteinte gravoss à la réserve halieutique, à la diversité des espèces, etc. etc.

La strophe des temps les plus récents chantait comme on le sait la question du déficit, de la dette, des retraites..., on chantait avec Baverez et beaucoup d'autres de la grande manécanterie économique. Un dernier thon, ministre un peu paumé, chais plus trop lequel, l'a -figurez-vous- chanté encore la semaine dernière dans les aéroports : qui fait qu'à présent tout Air France est en grève dans le monde entier, les deux hémisphères complets,  pour la bagatelle de perte de 100 millions d'euros. En tout cas régulièrement y en a aussi qui veulent arrêter les trains comme ça.

Bref, y a pas tellement donc de cunnilingi effectifs du peuple, sauf à la rigueur pour  telle ou telle relative minime fraction qu'on appelle minorité, à qui on veut faire momentanément plaisir. Mais la plus grosse  minorité que nous constituons tous, vous et moi, en tant que quidam-citoyens-souverains-et-en-réalité-rien : queudalle mais queudalle, pas de cunnilingi  ! 

Cette réalité triste appelle des réflexions qui selon nous n'ont jamais été menées au bout. Les Français sont peut-être essentiellement masos on sait jamais ! à titre d'hypothèse, pourquoi  ne pas le supposer ? En tout cas, à notre adresse, Nicolas Sarkozy, soyons honnêtes, ne nous a jamais rien franchement promis. Excepté des "réformes". Or les réformes de Sarko faut quand même s'accrocher pour imaginer qu'on va y prendre quelque part notre pied. Si Sarko était payé à la passe, il ferait pas son beurre.

En face, t'as la "gauche",  enfin le PS. Tu prends le Congrès de machin, Reims, nous on veut pas le dénigrer comme tout  le monde systématiquement le fait. Le truc des motions tout ça, ok, ok ! rien à dire, c'est leur trip à eux, peut-être même que ça vise à terme à bien. Bon ben quand même là, direct, sur le morceau, pas de quoi mouiller d'avance. Sûr, ils oseront pas cette fois nous promettre du sang et des larmes, mais bon nous annonceront-ils plus ?

La première idée ici à l'Ocséna c'est que peut-être il faudrait se ressaisir, juger enfin immédiatement sur les purs effets d'annonce et sur la pub politique. Il faudrait toujours chercher le mieux disant même si on ne le croit pas tellement.

R :Hum ! ce serait quand même trop con ça !

Est-ce tellement utile et subtil de s'aligner sur le moins disant comme on le fait, sachant que le moins disant n'est même pas encore dans sa décote finale,  dans l'étiquetage de son dernier discount ?

A l'expérience de ces dernières décennies, on mesure qu'on n'a rien à perdre désormais à suivre les plus démagos d'entre  nous puisqu'à suivre les non-baratineurs carrés du "parlé vrai", on a visiblement perdu énormément plus que prévu. La seule condition pour ne pas être complètement vains dans cette attitude pragmatique nouvelle c'est d'établir un arsenal de sanctions complet pour bien border les choses. On reviendra sur ce last point, en attendant réfléchissez ! réfléchissez !

{{2.  A la recherche des supposés cunnilingueurs :  On pense ensuite bien sûr aux citoyens}}

Sans le discours sur la Servitude volontaire de l'ami La Boétie, qu'un aimable blogueur a eu l'idée heureuse de nous remettre en mémoire hier ou avant-hier, on ne mesurerait pas pleinement l'ampleur de cette manie, de ce vice congénital humain : à savoir qu'il faut étrangement que nous flattions les grands, même quand ils sont trop loin de nous pour penser pouvoir en tirer quelque chose. L'humain est éminemment sensible à la belle allure, à la parure, à la dorure. Les princes au-dessus de la misère vivent en réalité pour beaucoup de la misère qu'ils dominent, on les pèse à leur poids d'or. L'homme individuel, quidam, péquin pense se grandir de ce qu'il estime être grand. Il pense s'embellir de la fréquentation du beau, il pense s'intelliger de la fréquentation de l'intelligence. Il ne faut pas chercher ailleurs que dans ce processus le blabla logorrhéen que nous tenons volontiers sur la belle pièce de théâtre entendue, le si beau film vu, le si beau livre lu.

L'homme est un être naturellement incomplet et infantile, là-dessus repose la simple idée qu'il faut élire des gens pour nous représenter à notre place. Jamais vous n'élisez votre semblable, vous cherchez toujours un très beau chat super-botté avec  pedigree. D'où il vient que certains tirent toute une carrière dans les assemblées, payés à 20 fois au moins votre pécule personnel. Sarko a eu son très beau temps de grâce, il remonte même encore paraît-il dans les sondages. Est-ce le fait d'une amélioration de votre sort ? de votre confort ? Nenni, mais il voyage beau, renforce le FMI, est le chef du G20, va virer la Tchéquie pour en occuper le siège pendant un an. Avec des pépites dans les mirettes, certains pensent qu'il pourrait porter le grand manteau de l'autre, vous savez, avec les abeilles.

Bien sûr pas ceux de gauche ! qui voient eux le manteau sur une chose plutôt de gauche. Bon ! va pour Ségo, Martine, Bertrand ça a un côté sympa assez marrant, mais certains, note,  feraient porter l'habit de lumière jusqu'à des lampadaires nettement moins lumineux, Hamon, Peillon, etc. Digression : Y a peut-être d'ailleurs là une idée forte à creuser. Dans une vraie démocratie le roi devrait peut-être être choisi toujours parmi des inconnus.

Mais basta, dans le cunnilingus populaire vers les élus, vers l'Elu s'il le faut, il est clair qu'il y a des préposés spécialisés : les courtisans ayant des intérêts immédiats sont les premiers : lieutenants des partis, préfets, sous-préfets, directeurs d'administrations centrales ou mieux encore des cabinets.... Les journalistes sont les seconds parmi ces préposés linguistes et lubrificateurs. L'engeance des journalistes, ah ! c'est quelque chose ! Le seul point acquis du journalisme c'est qu'ils sont détestés et même peut-être carrément haïs par tous,.. surtout ceux de la télé. Enfin ! tout le monde espère les concernant qu'il n'y en a plus pour très longtemps.

Bon bref sans tirer les conclusions vraiment pratiques qui s'imposeraient assurément sans doute, on veut vous faire remarquer que pour le moment tout se fayote vers le haut mais jamais vers le bas. On regrette sans le dire le temps de l'Union soviétique CCCP, quand  le héros anonyme était travailleur de première classe, bûcheron, paysan ; faut-il que je te dise les héros de herde d'aujourd'hui ! On a quitté le dur et fier prolétaire mal rasé à la gillette jaune pour le mignon vêtu serré de près !

Ce qui paraît évident ici dans notre deuxième mouvement, deuxième mouvement que vous n'aviez jamais même tenté, c'est que tu vois, la démocratie : "Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" (article 2 de la constitution), eh bien c'est totalement sorti de toutes les convictions, sorti de la carte du tendre, je ne sais pas ce qu'il faut dire, sinon carrément qu'il faut y revenir. Revenons aux fondamentaux comme on dirait au rugby.

{{3. A propos des stratégies globales, directe et indirecte}}

Donc voyez l'étrange situation ! Pour preuve de leur sérieux, les politiques ne nous promettent rien depuis Henri IV qui avait lui la spicy  poule au pot, ils ne nous promettent rien  d'un cunnilingus-trois-étoiles-haute-cuisine qui serait accessible démocratiquement à tous et notamment aux plus petits bientôt, mettons dans une-deux générations. Pour l'heure, ce n'est même pas l'annonce du simple bouillon Chartier destiné à tous les Français. On ne nous annonce que de la tambouille médiocre quand ce n'est pas la pire. Clémenceau nous avait déjà fait le coup en 14-18, 2 millions de morts pour prouver nos qualités, autrement dit se poiler.  En 40-45, le coup était pour les Anglais, Churchill, nous cette fois heureusement on avait pas forcé.

Donc quand tu n'es pas, in the principe, le destinataire final heureux de toute la finalité politique, que peux-tu faire ? Reste l'insulte pour compenser, ou bien alors l'humour en théorie, or les deux ne valent à peu près rien en termes d'efficacité concrète. Nicolas Sarkozy s'est amarré au-dessus de toutes les injures et quolibets (excepté le très récent "casse-toi pauvre con" pour lequel il a fait un procès). Ségolène aussi, elle a survolé  toutes les épithètes yc. les moins sympa. Le "la folledingue" des Guignols de l'info ne l'a pas troublé plus que ça ! Y a quelques années nous on avait surnommé un copain "l'infâme", il avait supporté 9 mois le malheureux ! après il nous avait délégué une ambassade pour qu'on change l'indigne qualificatif,  il en souffrait trop. Ségo ne souffre pas.

Donc laissons l'insulte et/ou l'humour qui n'ont jamais marché ! revenons aux fondamentaux comme on disait. Qui, quel homme, quel parti pouvait nous y ramener pour de vrai y a encore pas longtemps ? Tout le monde a pensé au PC, certains en plus ont pensé au FN, appelé d'ailleurs les populistes ce qui laissait de l'espoir. Que veux-tu ! qui pouvait croire que les populistes allaient te faire du bien direct en démarrant par Jeanne d'Arc et en louant Pétain. Quant au PC, un jour aussi ils en ont eu marre. Marre au jour de l'an d'apporter des oranges, des chaussures de foot et des papillotes en chocolat à des gosses et des  parents qui bavassaient sur Staline pour avoir lu des trucs pourris dans les journaux parigots capitalistes.

Donc primo il faut revenir sans complexe à la notion de la promesse faite pure et simple, deuxio il faut récuser la stratégie indirecte dont tant de penseurs avisés te disaient tant du bien avant la crise.

La stratégie indirecte est celle qui débite, débitait  : il ne faut pas partager le gâteau tel qu'il est car il n'est pas encore assez gros, il faut d'abord l'augmenter. Et ceux qui peuvent l'augmenter ce sont bien sûr les entreprenants entrepreneurs.

Bon ! bon ! la galette a grossi,  ta part a vachement diminué. La leur non !

La démarche première en politique doit donc de nouveau être très prosaïque : emploi, SMIC, RMI. Tiens, la rémunération des députés devrait être utilement calculée en pourcentage du SMIC, 2, 3, 23 fois, 230 fois le SMIC. Même à 230, je t'assure que chaque année ils n'oublieraient pas de l'augmenter.

Soyons de nouveau concrets, simples et réalistes (bis repetita !).

Ok, la vie civique ne peut se réduire à de telles basses considérations pécuniaires, nous assèneront les plus subtils argumentateurs : Il y a des choses immatérielles qui s'ajoutent possiblement à notre viatique ti-à-petit. Ok va pour l'immatériel ! Quoi qu'il en soit, Marx qui avait l'esprit près du chapeau comptait d'abord quelques fondamentaux incontournables : manger, boire, dormir, se loger, se chauffer, éduquer ses enfants, assurer leur sécurité et celle de sa famille.

Nous serions reconnaissant aux aimables idiots qui nous représentent de commencer par ces questions dans la feuille de route proposée par leurs soins à notre acquiescement.  D'autres questions très estimables certes pourraient très bien venir après.

{{4. A propos de la hiérarchie des problèmes et de leur ordre de traitement}}

Il nous semble que le bon sens a été perdu en route quelque part. Peut-être certains problèmes avaient-il pu paraitre moins pressants. Si l'air devait venir à manquer demain, respirer serait bien sûr le problème à considérer en premier, avant d'autres sur la fiscalité, l'UE, la justice ou la culture. Des dérives sont venues dont nous aimerions avoir la preuve qu'elles n'ont pas été calculées, car le déplacement intellectuel des problèmes déplace en douce leur traitement réel. 

Considérons par exemple l'intérêt porté par nos soins à nos minorités. Il nous honore, il est certes encore insuffisant, il est en même temps une distorsion souvent flagrante : la minorité la plus importante dans ce pays, on le rappelle, est la minorité majoritaire de monsieur tout le monde. C'est sans doute la minorité sur laquelle on a le plus craché sans s'en priver.

La contrepartie de ce fait est que bien des minorités ont chuté dans l'imagerie interne de la grande minorité majoritaire : on évoquait les journalistes de la presse ou la télé, on ne dira rien sur les politiciens, pour lesquels le mal va très loin : mais il y en a d'autres qui échappent sans doute encore à votre analyse pour le moment.

Tous les chanteurs pris finalement pour des crétins (ça plonge), tous les acteurs-actrices dont on nous a souvent très rituellement gavé (ça va plonger). Mais savez-vous bien, même en cette période des prix littéraires, que bien des faiseurs de bouquins sont regardés avec un due distance. On prend leur livre, on peut le faire dédicacer, on ne les fréquenterait qu'à contre-gré, beaucoup d'auteurs sont regardés comme des demeurés mal grandis qui viennent de sortir un mémoire gentil ou une thèse d'enfant à l'université (ça va pas tarder à boire la tasse aussi le livre !). 

Tout s'est énormément dégradé. A ne pas répondre aux besoins des citoyens, à les balader dans les médias, à ne pas respecter la hiérarchie de leurs besoins les plus vitaux, à jouer sur des mots avec des problèmes surannées, le citoyen a largement de son côté restructuré d'autorité. La crise arrive, ben ouais, il était temps. Ça va permettre de réajuster beaucoup dans la société et dans les têtes. 

5. Conclusion : cunnilingueurs vous avez été trop négligents par trop longtemps

Maintenant c'est sûr,  vous allez probablement le payer, que vous soyez allés pour les uns à l'assez stérile G20 ou pour les autres au plutôt bécile congrès de Reims.

Bon sang ! ce n'était pourtant dans le temps qu'une affaire de bons gros constants cunnilingi, il fallait s'appliquer  ! Je ne suis  pas sûr, tous,  que vous puissiez rattraper in extrémis le temps perdu : On ne peut pas comme ça se remettre au lit comme si de rien n'était après une si longue et dramatique négligence faite dans la démocratie.

Politiques, gens des médias, artistes et penseurs de mes houilles, allez vous faire foutre maintenant !

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 {{Alain Serge Clary et les Inoxydables philosophes de l'Ocséna vous saluent bien ! }}

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 {{{Les Pensées zaz de l'Ocséna}}}

{{Ocsena, Organisation contre le système-ENA... et pour la démocratie avancée}}
-[-> http://ocsena.ouvaton.org]

 



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"les amis du négatif à l'oeuvre".
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T@Z : Territoires Autonomes Zymotechniques ...

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Les amis du négatif à l'oeuvre 21/11/2008 11:54


> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
17 novembre 2008

Le petit et le faible l'emportent sur le contraire
Ce que nous disons, donc, s'agissant du champ d'action démocratique, c'est qu'il ne faut pas hésiter comme s'il s'agissait d'une nouvelle noblesse de la conscience à être terre à terre, direct, précis, concret. Trois priorités d'ordre s'imposent avant toute autre chose dans notre hiérarchie des problèmes à traiter : le pauvre, le plus grand nombre, l'urgent réel s'imposent sur le petit nombre, le plus à l'aise, le différable.
Dit autrement, dans la traversée de la rue, la mamie, le clopinant boiteux, le jeune enfant ont priorité sur le camion (même celui des pompiers), la voiture, la moto, le vélo et même sur le chien gentil tenu en laisse. Dans notre théorie la trottinette, le roller, doivent céder le passage au piéton.
L'approche supposément intelligente et artificieusement rationnelle qui est celle de toutes nos institutions (justice, police etc.) est constamment en réalité déni de démocratie, au mieux de bonne foi.
Il n'y a pas dans l'action publique souci par ex d'arrêter le nombre des accidents, il y a souci avant tout de foutre des PV, ce n'est pas la même chose. L'efficacité serait toute autre si la règle était pour l'accident corporel responsable le retrait du permis pour dix ans, son déchiquetage, sa transformation absolue en confettis. T'imagine pas ce que les gens deviendraient prudents et très polis entre eux. Selon notre démonstration les voleurs attaqueraient encore certes la Brink, jamais une modeste grand mère.
La démocratie française marche sur la tête, il faut la remettre sur ses pieds.
Tiens avec notre approche il y a bien longtemps qu'en France serait résolu le problème des mal logés.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
17 novembre 2008

Gaffe à l'éventuelle dérive trop pure des mots !
Nous voulons être MacDo, nous voulons être MacDo ! Bien, ça n'a de sens réel toutefois que si tu veux vraiment des frites ou un big cheese burger !
Nous voulons être de gauche a fortement clamé le PS au congrès de Reims à titre dit-on identitaire. Bien, ça n'a de sens réel toutefois que si on veut d'abord te trouver du boulot, un salaire te permettant de vivre, un logement facile, pas cher, décent.
C'est bien qu'un parti tienne à son identité. Si elle est utile aux autres.
La vocation d'un parti n'est pas seulement, fondamentalement, d'être utile à lui même, sa vocation est d'être utile à la majorité des Français. Sans cet aspect premier, fondateur, un parti ca peut se supprimer, ça n'a pas besoin d'un financement public, les écuries de course sont d'abord des entreprises privées.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
17 novembre 2008

Le grand bug dans nos têtes.
Sans doute gagnerait-on au PS à savoir formuler quelque chose qui serait une "priotique", c'est à dire un savoir, un logos, une technique valide et pertinente de la priorité.
On dit au PS. En réalité quand on voit les gars de l'UMP on sait aussi que c'est pour eux exactement le même problème. Des choses dérisoires sont montées en épingles afin de n'avoir pas à traiter les problèmes fondamentaux que justement on ne sait pas traiter, exemple le pouvoir d'achat : on amuse donc la galerie avec l'adoption à l'étranger (Yade), avec les terroristes du rail (MAM), avec des affabulations débiles sur l'enseignement supérieur ou inférieur (Pécresse et Darcos).
Il y a une crise depuis longtemps, avant même le crise réelle, c'est la crise intellectuelle.
Nous-mêmes péquins de base batailleurs observions dans le texte plus haut que l'insulte ou l'humour ne servent désormais strictement à rien. Ce n'est pas seulement en vérité ces deux procédés réactifs qui sont seulement en cause, c'est aussi tout le processus critique en son entier qui fait un plat. Que nous ayons des idées contestataires, originales, alternatives est non moins assurément un bide garanti.
Nous reconnaissons buter encore sur les raisons exactes, sur le sens, de cette étrange situation.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
18 novembre 2008

Source : "7 sur 7"
Faire le colibri.
"Secret (éloignez les enfants) : la position du colibri consiste à bourdonner en pratiquant une fellation ou un cunnilingus de manière à augmenter le plaisir grâce aux vibrations produites. "
Il paraît que ça intéresse désormais des millions d'américains.
En France, quoi qu'on puisse dire, à l'Assemblée et au gouvernement, y a quand même beaucoup de colibris. L'UMP d'ailleurs, c'est sa première qualité, est pour l'essentiel un parti de gros colibris.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
18 novembre 2008

Dégradation sans doute dans la langue discursive
L'exemple du cunnilingus bienveillant quasiment abandonné à notre intention, alors qu'on aurait pu s'attendre quand même qu'il nous profite un peu de temps en temps, montre que ce monde tourne assez drôlement, et même qu'on ne le comprend souvent plus du tout. Exemples divers, assez nettement imbéciles :
- On passera, venant en premier, sur l'exemple assez vain du G20, et sur l'exemple pas meilleur du Congrès PS de Reims.
Mais en plus, en beaucoup plus réduit, t'as des trucs pas mal non plus.
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1° Les 9 ultragauchistes de la SNCF et MAM.
Nous sommes certes bien incapables de vous attester que ces garçons ont fait ou n'ont pas fait quelque chose. Ce qui est toutefois quasiment certain c'est qu'après les explications édifiantes de MAM, plus un seul journal, même le plus borné, ne croit a la version officielle. Pour un exploit c'est un exploit ! A cela près, tout de même, de l'incongru plumitif pour parler par euphémisme : La palme est indiscutablement revenue à Ouest-France pour son : "SABOTAGE SNCF. Le chef présumé de la « cellule invisible » serait propriétaire d'un appartement dans une belle villa d'Arcachon, avec vue sur le Bassin."
Nous on aime vraiment bien.
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2° L'annulation du mariage annulé (Nouvel Obs. 18 11 2008)
Vous savez, l'histoire de la fille pas vierge, dont la Justice avait cassé le mariage, puis cassé l'annulation du mariage pour qu'elle puisse divorcer. Bon ! soyons concis : En France la Justice aussi est niquée du caisson.
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3° Et puis il y a le triste et sombre drame : "Un député UMP se donne la mort après avoir tué sa compagne" (Le Point), avec sa prose d'accompagnement, qui ne devrait pas nous faire rire ?
Citations :
"La piste d'une "affaire passionnelle" est évoquée."
"Son agresseur... s'est ensuite tiré une balle dans la tête, son corps ayant été retrouvé peu de temps après les faits dans l'appartement de la victime avec le revolver dans la main droite, selon le magistrat."
Le Parisien ajoute quant à lui, pour accentuer sans doute le faux comique : "L'enquête devra également démontrer s'il possédait un permis pour détenir le pistolet calibre 7,65 mm qui a fait deux morts hier", ce qui nous paraît de la plus haute importance.
Heureusement, l'esprit d'à propos revient avec la jeune députée PS de la Moselle, Aurélie Filippetti : "cet acte ajoute une victime à la liste déjà trop longue des femmes décédées du fait de violences .
Et coincidence dans Libé, un article de fond, sur les violences, qui arrivent pour plus de 60% au foyer et touchent plus que les autres les femmes chômeuses ayant un conjoint lui-même chômeur. C'est fou ce qu'on apprend de scientifique dans les journaux !
Shiva
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
18 novembre 2008

Pas de cunni pro-député
J'ai vu divers blogs sur le net : tout le monde unanimement est contre la minute de silence à l'Assemblée qui a été accordée au député flingueur qui s'est flingué.
Je n'entre pas dans les argumentaires qui sont tous à peu près identiques : je ne retiens que l'extrême bonne nouvelle globale : plus personne strictement ne peut souffrir les députés, même vivants et même n'ayant tué encore personne.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
18 novembre 2008

Les opposants
Epoux cassés puis remariés devant maintenant divorcer pour prouver la beauté de la raison juridique hexagonale
Bon ben réflexion faite, à présent, il paraît qu'ils hésitent.
-Non mais ! ? Tu crois pas toi qu'il y en a qui font chier et s'emploient à contrecarrer le système !
Que vous prend-il, insensés non-baiseurs, vous, pour qui on a déjà tant fait ?
-On est arrivé à un accord partie-partie, non traumatique.
Mais lequel bon sang ?
-Celui beaucoup moins cher de me faire refaire médicalement un hymen, a-t-elle déclaré.
Aux dernières nouvelles, les nouveaux mariés nagent dans un bonheur parfait.
Petit Jojo
NB : Vous savez ce qui vous reste à faire dans cette bête société. Résistez constamment par votre créativité.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
19 novembre 2008

"Sarkozy en maître du monde", l'article d'Askolovitch, dans le JDD de ce dimanche, repris par Beta fort judicieusement dans ses colonnes, ne mérite pas globalement, objectivement, au vu du résultat, les réticences de parti-pris politiciennes qui ont été, me semble-t-il, un peu rapidement émises à son encontre.
On s'explique : Sans doute certes est-ce en tant que texte du grand comique asssurément involontaire, mais c'est le propre aussi de la grande oeuvre d'échapper communément à son auteur, ici elle le transcende.
Pour se résumer, sans procès ni flagornerie vis à vis de l'auteur, ca, bon dieu ! c'est du très beau cunnilingus !
Chen
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
19 novembre 2008

Bon sens populaire : attentats
El Quaida comme on le sait nous promet des attentats dans Paris.
Je ferais gaffe dans le métro ! quand tu vois l'efficacité française probante pour l'arrestation des saboteurs de la SNCF sur les foutus caténaires, tu te dis qu'il est urgent de prendre dès à présent des vacances anticipées de Noël à la campagne avec ou sans foie gras.
En plus, l'inconvénient avec El Quaïda c'est qu'ils ne cunnilinguent jamais dans des endroits normaux.
L'Indien machin
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
19 novembre 2008

Qu'est-ce que le "bon sens" ?
Notre manière de le définir à nous renvoie en quelque sorte au rendement. Le bon sens c'est ce qui peut obtenir le max avec le minimum d'effort requis de la pensée.
Pourquoi passe-t-on de la marche à la course ? : élémentaire mon cher Watson, c'est parce que la marche allait trop lentement et que marcher plus vite serait devenu inconfortable et épuisant. Courir était plus enlevé, plus soft, plus efficace.
Evidemment, il peut y avoir aussi mille raisons de ne pas courir : ma méforme physique, ma douleur au genou, ma dignité, etc. etc.
Quelque chose en France marche vraiment mal depuis un bail de temps, fait du surplace, et même peut-être de la marche en arrière. Plus personne n'a l'air de savoir la manière de courir pour aller en avant.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
20 novembre 2008

Remettre la France sur la tête
Viande avariée : cinq sociétés agro-alimentaires mises en examen (source AFP, 20 nov 2008)
L'AFP est toujours précise et très marrante. Extrait :
... "La viande avariée, impropre à la consommation humaine et même dans certains cas impropre à la consommation animale, a servi à la préparation de quelque 650.000 boîtes de conserve qui ont été vendues en France et expédiées en Irlande, en Grande-Bretagne, en Grèce et en Belgique. Le produit ne présentait pas de danger pour les consommateurs, la viande ayant été stérilisée."
Pour bien comprendre, comme on demande dans les lycées : Analysez le thème central du texte, expliquez les mots "avariée", "impropre à la consommation", "pas de danger", "stérilisée", "corned beef".
En France, ce qui est super c'est que tout le monde se fout de tout le monde, la justice, la presse, le quidam citoyen, l'industrie et le commerce.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
20 novembre 2008

AFP : Viande avariée (suite)
http://www.google.com/hostednews/af...
Avec les heures ça s'améliore dans la démonstration, voyez comment la société française peut sortir de l'absurde avec simplement de la bonne volonté.
Il n'y a plus qu"un petit effort encore en faire pour rendre le truc pleinement intelligent.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
21 novembre 2008

La France n'a pas seulement la forme d'une enclume, elle a aussi celle d'un marteau :
Le Figaro escamote les diamants de Rachida Dati (Le Monde du 20 nov 08)
"On ne voulait pas que la bague soit l'objet de la polémique, alors que le vrai sujet était la pétition des magistrats.". déclare le Figaro. Mme Dati n'a absolument rien à voir là-dedans, c'est quelque chose qui ne se reproduira plus".
On vous le disait, en ce moment la France est un pays de vrais marteaux. Simplement y en a qui martèlent plus.
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
21 novembre 2008

Ils sont fous ces Français : La viande avariée, sandale ou scandale ?
Après le sandale de la viande avariée, on dit "sandale", parce que la justice n'a pas tranchée encore pour juger définitivement que c'est bien un scandale, on sait seulement que désormais chaque boite de corned beef portera pour la traçabilité le nom de son boeuf d'origine.
De toute façon, bonnards, vous êtes aussi responsables, il ne tenait qu'à vous de vous faire végétariens !
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> Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (zaz)
21 novembre 2008
Folie généralisée en France
"Plus de 500 magistrats signent une motion contre leur ministre de tutelle. Ils dénoncent les incohérences politiques de Rachida Dati. Ils lui demandent aussi des excuses publiques à l'égard d'une substitut qui avait été critiquée après le suicide d'un adolescent à la prison de Metz..."
Nul doute, avec Rachida on savait parfaitement à quoi s'en tenir en mal, c'est ça qui était bien .
Beaucoup de citoyens sans le dire pensaient aussi le pire de la justice.
Après cette réaction bien légitime des magistrats, ce qui impressionne c'est que tout est "à lier" dans la société française et en particulier dans la Justice.